mercredi 19 décembre 2012

"A boire et à manger" Vol. 2 (Les pieds dans le plat) de Guillaume Long



On l’avait dit, on l’avait promis en septembre dernier alors que nous chroniquions le premier volume (et pas tome hein, ça ne suit pas donc on dit volume...) d’A Boire et à Manger de Guillaume Long, un deuxième était à paraître. Eh bien voilà, nous y sommes, "Les pieds dans le plat", le 2ème recueil en bédé du blog de ce fameux dessinateur amateur de bonne bouffe est enfin sorti.

Alors oui, qui dit 2ème volume dit suite et dit donc qu’on y trouve sensiblement la même trame que dans le premier, à savoir des recettes forcément, les bons conseils de Pépé Roni, qui nous apprend notamment qu’un Charles de Gaulle n’est pas seulement un porte-avions qui ne marche pas mais aussi le tire-bouchon rigolo avec des bras qui ressemble au général quand il les a en l’air à la fin de ses discours… Mais aussi des récits de voyage, notamment en Suède, le pays des poissons fumés, du gravlax (haha ! Notre recette par ici ) et plus bizarrement du Burger King.

N’en déplaise à certains, oui il s’agit d’un blog, oui le propos met en scène son auteur, mais bon l’expérience culinaire ou gustative n’est-elle pas avant tout subjective ? Ne dit-on pas d’ailleurs « De gustibus et coloribus, non disputandum » comme il est rappelé dans le livre ?? Soit !
Le propos laisse toujours une grande place à l’autodérision, maniée avec beaucoup d’humour et porté par un trait tout aussi drôle. Ça se lit vite, avec le sourire accroché aux lèvres, telle une moule à son rocher… On y apprend plein de trucs, que l’on soit à peine capable de se préparer des œufs brouillés ou que l’on soit plus expérimenté aux fourneaux. On y apprend notamment :
- la vraie recette des pâtes à la carbonara par exemple, pas celle de Jean-Kev qui lui sert à pécho des meufs tavu ; mais celle qui est approuvée par le BCC (Bureau de contrôle della Carbonara),
- la recette du risotto à la butternut  pour les nuls
Mais aussi des recettes plus complexes comme le foie-gras mi-cuit au gros sel, la pintade sur canapé, ou le canard momifié, le fameux « touthankoinkoin », autrement dit le magret de canard séché aux épices…

C’est aussi l’occasion de redécouvrir des légumes oubliés notamment par les adeptes d’aliments rectangulaires.
- Après le brocolounge du volume 1, l’association « Navets, Céléris, Epinards, Choux de Bruxelles et autres légumes maudits mais qui en fait peuvent être délicieux », autrement dit la NCECDBALMMQEFPED, récidive ici en réhabilitant les petits pois frais, les salsifis… 

Pour terminer un conseil : dépêchez-vous de vous procurer ce volume 2 d’A boire et à manger, car non seulement vous aurez un cadeau (une affiche des 10 commandements de la raclette, publiés dans le premier volume) mais en plus vous aurez des idées de cadeaux pour vos amis cuistots. Mais malheureusement pas de moulin à aïl car cet ustensile indispensable est en rupture…


"A boire et à manger" de Guillaume Long (Gallimard 2012) - 125p / 20€
ET LE BLOG!!! >>> avec plein de super astuces de cuisine, c'est par-là : http://long.blog.lemonde.fr/

Et retrouvez l'interview de Guillaume Long dans notre émission du 18 décembre 2012 par-là : CLIQUEZ!!!

Sensuel foie de lotte

La période des fêtes de fin d'année arrive, et avec elles l'incontournable foie gras de canard ou d'oie. Si vous n'avez pas pris vos précautions en le faisant vous-même comme Tanxxx, il est grand temps d'avoir une autre idée. Et pourquoi pas un foie gras de la mer ? Et pas cher du tout ?

Le foie de lotte se trouve chez le poissonnier, frais bien sûr. La lotte et la baudroie désignent le même bestiau, la lotte étant la baudroie SANS la tête. Oui, parce que la baudroie est vilaine de visage. Mais VRAIMENT vilaine. Imaginez un mix entre Nadine Morano et Charles Pasqua... vous l'avez ? Bon.

Vous devrez choisir le foie de lotte le plus clair possible et bien ferme comme un foie d'oie ou de canard. Son prix tourne autour de 4-5€/kg.

Vous rentrerez ensuite en chantonnant chez vous, votre foie de lotte bien au frais dans vos mains (oui ça ne veut rien dire mais on s'en fout).

Une fois dans votre réduit/cuisine/placard, il vous faudra décider : chaud ou froid ?


CHAUD !

Laver le foie de lotte sous l'eau froide. Le dénerver (ou pas d'ailleurs, c'est comme vous voulez). L'escaloper (attention, étape très sensuelle. Rien que le mot déjà, c'est superbe.). Fariner légèrement les morceaux, puis les faire dore 5 à 7 minutes de chaque côté dans une poêle avec un peu d'huile d'olive. Ajouter en fin de cuisson un peu d'ail et de persil haché. On peut aussi déglacer la poêle avec un peu de vinaigre puis verser sur les tranches avant de servir avec une petite salade, un chutney d'oignons,... bref, comme un "vrai" foie gras !


FROID !

Alors là, facile ! Le foie de lotte se prépare en bocaux comme un foie gras.

Tasser les morceaux dans un bocal, essayer de les enrouler sur eux-même. Un petit conseil : éviter de les couper, quitte à tasser pour mettre tout. Ajouter des épices, du sel, du poivre, des baies,... et stériliser à la cocotte ou au four 40 minutes. Laisser refroidir, et dès le lendemain vous pourrez vous faire des pleines ventrées de tranches de foie de lotte sur des toasts.

Pour info, si vous en trouvez du tout-prêt dans le commerce, il vous faudra débourser environ 10 fois le prix du frais au kilo. La preuve qu'on peut se faire VRAIMENT plaisir pour pas grand chose. D'ailleurs, on n'arrête pas de vous le dire dans l'émission !

Pour réécouter cette dernière émission de l'année 2012, avec notamment les interviews des deux super dessinateurs Tanxxx et Guillaume Long, il vous faudra cliquer ICI !

mercredi 5 décembre 2012

La Saint-Jacques, sprinteuse délicieuse

Qui n'aime pas les coquilles Saint-Jacques ? Hein ? Qui ? Qu'il se dénonce alors, parce que ça, c'est moche. Très moche.
Cette photo est minable. Je sais.

La coquille Saint-Jacques est belle, délicieuse et complètement de saison en ce moment. Faites-moi plaisir, achetez-la au marché, entière, avec les coquilles (qui feront ensuite de très jolis cendriers à offrir à votre belle-mère ou à vos cousins pénibles. Pensez-y.). Côté prix, vous pourrez les trouver ici autour de 4€/kg si vous les prenez par 5kg par exemple, et jusqu'à 6.90€/kg. Si vous vivez en Vendée, demandez celle de l'Aiguillon-sur-Mer (tant qu'à faire bien les choses, autant consommer local).

Mais tout d'abord : la coquille Saint-Jacques, qui est-elle et quels sont ses réseaux ? 

La coquille Saint-Jacques que l'on pêche en France métropolitaine se nomme en réalité Pecten Maximus. Oui, on dirait un nom de Pape, et non je ne m'étendrai pas plus sur le sujet. C'est un mollusque bivalve qui existerait depuis 570 millions d'années (environ hein). Si vous prévoyez un diner en tête-à-tête avec une Saint-Jacques,sachez qu'elle possède des yeux catadioptriques. Pensez également qu'elle est une super sprinteuse : elle est ainsi capable de se déplacer très rapidement sur de courtes distances en claquant ses valves et en expulsant l'eau ("clac clac clac". Bon là évidemment, par écrit, ça rend moyen. Mais réécoutez l'émission et vous entendrez une parfaite imitation de la coquille qui s'enfuit). Enfin, une coquille Saint-Jacques vit à l'état sauvage une vingtaine d'années.

La pêche est très encadrée en France : elle est autorisée par arrêté ministériel du 1er octobre au 15 mai et se fait en draguant le fond de l'océan.

Celle que vous trouvez congelée ou présente dans la plupart des plats préparés n'est souvent pas de la vraie coquille Saint-Jacques. Pour le savoir il suffit de regarder l'étiquette : s'il n'y a pas de Pecten Maximus, alors vous mangez d'autres noix, souvent des pétoncles venues de pêches au Canada, en Australie, Argentine,  Pérou ou encore d'élevages en Asie. Si les noix sont très grosses, il est également possible qu'il s'agisse de poisson de type congre, découpé à l'emporte-pièce, dont la texture rappelle la noix de Saint-Jacques...

Quand vous préparerez vos coquilles Saint-Jacques, pensez à bien garder les deux barbes en plus des noix ! Lavez-les bien sous un filet d'eau, et coupez-les en petits morceaux. Ensuite, faites-les revenir dans du beurre avec une petite échalote hachée, un peu de vin blanc, du sel, du poivre. Laissez compoter un bon quart d'heure et servez ça avec des petits toasts grillés. Et c'est excellent, croyez-moi.


Et pour vos noix de Saint-Jacques, je vous conseille une recette toute simple et délicieuse :

Les noix de Saint-Jacques flambées au whisky

Pour 4 personnes : 12 noix de St-Jacques, 5 cl de whisky, 2 c.à s. de crème fraiche épaisse, sel, poivre.

Laver et éponger les noix de St-Jacques. Dans du beurre bien chaud, les faire saisir 2 minutes de chaque côté. Verser le whisky dans le fond de la poêle. Éloigner un peu votre tête de la gazinière (surtout si vous avez les cheveux longs) et flamber. Une fois que la flamme a disparu, verser la crème fraiche et la laisser fondre un peu. Saler, poivrer. Servie accompagnée d'une poêlée de shiitakés persillée, cette recette est juste parfaite : simple, rapide et pas (trop) onéreuse.





lundi 3 décembre 2012

Hoummous Economicus : où comment manger des légumineuses à pas trop cher

On a évoqué dans l'émission du 27 novembre les résultats de l'Etude de NutriNet Santé publiés le jeudi 22 novembre dernier sur "les apports de fibres alimentaires dans la consommation française", bien en deçà des apports quotidiens recommandés. Mais comme tout le monde le sait (ou en tout cas si vous ne le saviez pas, vous le saurez), les fibres permettent de diminuer de manière significative les risques de maladies cardiovasculaires, d'obésité, de diabète ou encore de cancer colo-rectal...

Les fibres ce sont les fruits, les légumes, le pain, les aliments complets (riz, pâtes) et les fameuses mais trop souvent boudées légumineuses (pois cassés, lentilles vertes/corail, haricots, soja, pois chiche, etc.). Trop d'idées reçues les concernant ("c'est long et chiant à préparer", "ça m'rappelle la cantine", "ça fait péter", j'en passe et des meilleures...). Alors qu'il suffit d'anticiper un peu, de bien les agrémenter et bien les cuire pour mettre à bas toutes ces excuses fallacieuses!

Et pour vous donner une idée (parmi tant d'autres) de préparation plutôt simple et bonne à faire, je vous propose une petite recette de Hoummous (ou "Hummus") tirée du super livre de Claude Aubert, "Fabuleuses Légumineuses" (Ed. Terre Vivante). Plutôt que de bouffer du hoummous industriel sans goût avec je ne sais quel conservateur dégueu et des produits de base d'origine douteuse, voilà une recette avec un temps de préparation d'environ... Allez, pour les bras cassés, une demie-heure!

Pour environ 300g de hoummous à consommer, prévoyez :

Los ingredientes
  • 100g de pois chiches secs (si vous préférez de la boîte, c'est votre problème mais les proportions ne seront plus bonnes hahaha)
  • 3 cuillères à soupe rases de Tahin (c'est en grosse partie ce qui donne le goût, dispo en magasin bio ou épicerie orientale)
  • le jus d'un 1/2 citron
  • 2 à 3 gousses d'ail (si vous aimez l'ail, allez-y franco)
  • une grosse pincée de gros sel

Comment procéder?

Avant de se lancer bille en tête dans la conception de ce met merveilleux , le maître-mot dans le cuisinage des légumineuses ou plutôt des pois chiches, c'est le trempage : il faut AN-TI-CI-PER (en tout cas en ce qui concerne les pois chiches, ce qui n'est pas le cas des lentilles par exemple).

Pensez à vérifier le niveau d'eau dans la
casserole quand les pois chiches cuisent...


L'avant veille au soir, on fait d'abord tremper ses pois chiches toute la nuit.
La veille on les fait cuire, 2h à petit bouillon.
Voilà enfin le jour J, on se retrousse les manches et :
  • On réduit les pois chiches en purée. Alors il y a l'école de ceux qui enlèvent la peau des pois chiches. Autrement dit une mise en danger extrême de votre patience. Personnellement j'ai tenté les 2, bah avec ou sans les peaux, ça ne change pas grand chose. Donc vous pouvez laisser les peaux et activer votre mixeur, c'est parti.
  • Délayer le tahin avec le jus de citron
  • Ecraser l'ail avec le gros sel (faîtes comme sur les images!)


Mélanger le tout, vous pouvez allonger avec un peu d'eau pour que ce soit pas trop sec. Mais pas trop non plus, le hoummous ne devant pas être trop onctueux.
Et voilà, votre hoummous est prêt à consommer! Idéal à l'apéro sur des petits toasts grillés, en base de sandouiches, etc., etc.

Coût de la recette : A peine 1€ de tahin (bocal 350g environ 5€), un demi-citron 0,25€, ail 0,20€, pois chiches entre 30 et 45 centimes = prix max pour un peu plus de 300g de hoummous = entre 1,75 et 1,90€.
Allez, 6€ au kilo au lieu de 12€ pour une préparation industrielle, pas mal!



vendredi 30 novembre 2012

Ô délice de soupe à l'ail - Le Plat du Pauvre

Le tourin est sans doute une des meilleures soupes de l'hiver. L'ingrédient principal ? L'ail. Ah mais ne criez pas comme ça hein ! La soupe à l'ail n'est pas forte et ne provoque pas une haleine aux relents de ragondin crevé. En plus, quand on connait les vertus spécifiques à l'ail, elle est toute indiquée pour lutter contre les maux des premiers froids. A l'origine, le tourin périgourdin est composé d'ail, de graisse d'oie ou de canard, d'eau, sel, pain, poivre et vinaigre. Des déclinaisons existent, notamment dans le Berry, avec une cuisse d'oie confite (tourin à l'aoucou), un roux à base d'oignons (tourin à la poulette) ou encore au chou rave (tourin aux raves). Ici vous trouverez la recette de la Saignante telle qu'elle en mangeait chez ses parents quand elle était môme.

Ingrédients :
1 tête d'ail (pas une gousse hein, la tête entière) - 1 petit oignon - de l'huile d'olive - 2-3 pommes de terre - 1.5 L d'eau - persil -sel - poivre

Préparation :
Eplucher l'ail, enlever le germe. Couper l'oignon épluché. Faire revenir le tout dans un peu d'huile d'olive. Ajouter les pommes de terre. Recouvrir d'eau et laisser cuire 20 minutes environ. Saler poivrer puis mixer. La soupe doit être bien onctueuse. Servir chaud avec un peu de persil ciselé.

Simple, pas cher et délicieux. Un vrai plat de pauvre !

lundi 26 novembre 2012

Gravlax mon amour

Aaaaaaah le gravlax ! Rien que le nom, ça fait rêver non ? Oui bon d'accord on dirait le nom d'un médicament pour soigner les maux d'estomac mais à vrai dire une fois qu'on y a goûté, le gravlax pourrait bien tout soigner tellement c'est bon !

Le gravlax est une recette scandinave, réalisée à l'origine avec du saumon cru. Bien entendu le poisson doit être extrêmement frais. Pour plus de précautions, congelez les filets au moins 24H avant de les préparer. L'idée est toute bête mais très efficace : le poisson cru est recouvert d'un mélange de sel, sucre et épices, puis laissé au frais 2-3 jours. Le résultat est bluffant : on dirait à s'y méprendre du poisson fumé avec un goût encore plus fin. Avis aux cuistots débutants, c'est vraiment très simple ! Tous les poissons sont utilisables, à condition que les chairs soient fermes.
Alors pour changer du saumon, nous avons réalisé un gravlax de thon !

Il vous faut :
Un beau filet de thon blanc bien frais
Un ou deux ou trois filets de poisson cru avec la peau - la moitié de leur poids en gros sel (de mer hein, pas de mine) - 1/3 de leur poids en sucre (roux si possible) - du poivre blanc de préférence - des épices (baies roses par exemple ou selon votre envie) - des herbes fraiches (un gros bouquet) : aneth, estragon, persil,...

Le filet de poisson doit être propre, épongé. S'il a des arêtes enlevez-les à la pince à épiler. Placez-le dans un plat, peau en bas.


Le mélange sel/sucre/épices

Mélangez le sel, le sucre, les épices et les herbes fraiches. Jusque là tout va bien, ça ne demande pas de grands cours de cuisine.







Recouvrez ensuite votre filet de poisson avec cette préparation. Appuyez avec vos doigts de manière à bien faire adhérer le mélange sel et sucre sur tous les côtés. 



Mettez le plat au frigo pendant 2-3 jours. Videz le jus qui s'y forme toutes les 12H environ. Le gravlax est prêt lorsque le filet est ferme au toucher. A ce moment seulement vous pourrez le rincer et l'éponger avec un linge ou du papier absorbant. Découpez en tranches fines et servez avec une petite sauce yaourt ou sur des petits toasts. Il ne devrait pas vous durer plus de 2 ou 3 jours tellement ça déboite...

Gravlax je t'aime.

dimanche 25 novembre 2012

Le Sale Gosse - La Roche-sur-Yon (85) - Il a bien mangé le monsieur ?

Le restaurant Le Sale Gosse à La Roche-sur-Yon (85)



Pour les nostalgiques de l’époque Gaz’Bar, sachez que si l’endroit n’existe aujourd’hui malheureusement plus, il n’a pas été remplacé par un banal marchand de godasses ou un vulgaire blanchisseur de dents, mais est demeuré un haut lieu culturel. 
Car oui, je l’affirme bien haut : « La cuisine, c’est de la CULTURE ! » 

Le Sale Gosse a donc ouvert ses portes en avril de cette année et nous propose, c’est tout à son honneur, une « Cuisine du Marché » (c’est indiqué en gros sur la porte d’entrée).
Superbe boulot d’aménagement, la déco est plutôt classe sans tomber dans le petit doigt en l’air, pour une ambiance assez conviviale, sans avoir non plus l’impression de manger à la cantine et déguster les conversations des autres clients du resto.
De plus, la cuisine ouverte sur la salle invite à la confiance envers le chef et sa prédisposition à ne pas servir la cuisine micro-ondes des 75% des « restaurateurs » français abonnés chez Métro (voir le site www.restaurantsquifontamanger.fr).
Et c’est bien le cas ! Ici la carte change toutes les semaines et propose 3 entrées/3 plats/3 desserts (ce qui est également gage de confiance) concoctés avec des produits de saison. JUSQU’ICI TOUT VA BIEN ! Mais la suite aussi n’est pas mal, pas d’inquiétude.
Après avoir déjà testé par deux fois cette enseigne, il était temps de passer à la critique publique ! La première fois conquis, la deuxième un petit peu moins et cette fois-ci un peu pareil que la deuxième, mais bon, il faut dire que quand c’est bien, on est plus tatillon. En tout cas quand les détracteurs disent que les assiettes ne sont pas remplies, c’est clair qu’on ne vient pas ici pour se remplir la panse mais bien manger, et le triptyque entrée/plat/dessert se suffit vraiment à lui-même, on en sort jamais avec la dent creuse.

QU’EST CE QU’ON A MANGÉ ?
Parce que nous étions deux et qu’en bons professionnels amateurs on se doit d’être exhaustif, nous avons choisi des mets différents :
En entrée :
La délicieuse soupe Thaï au poulet et lait de coco
  • saumon cuit à basse température d’un côté, accompagné de sa sauce citronnée wasabi
  • soupe thaï de l’autre, au poulet et lait de coco, avec des petits bouts de tofu. Ce qui m’a personnellement réconcilié avec le tofu suite à l’expérience gustative dramatique d’un tofu maison mal préparé… 
Entrées = RAS, sinon que c’était délicieux.

En plat de résistance :       
Le "risqué" jarret de cochon laqué au gingembre
  • Filet de bœuf (origine UE) accompagné de sa poêlée de grenaille et de champignons. Pas de vulgaires champignons de Paris, ce qui est toujours appréciable, cuisson SAIGNANTE (évidemment) impeccable, plutôt une belle pièce… Cool.
  •  Jarret de cochon laqué au gingembre et ses légumes aux herbes. Bon, le jarret c’est toujours un pari risqué. Une chance sur deux d’avoir un os énorme, un gras prééminent et assez peu de viande. Pas de chance pour moi, c’était le cas. Heureusement que le filet de bœuf était bien servi, j’ai pu en faire profiter mon estomac viandard grâce à la générosité de ma convive saignante. 
Donc une résistance un peu mitigée, mais plutôt pas mal quand même.

Enfin les desserts :
  •            Samoussa aux pommes et espuma fromage blanc : super
  •         Entremet au chocolat au lait et griottes : 2 fois super
      Desserts = au risque de me répéter, RAS, sinon que c’était délicieux.

QU’EST-CE QU’ON A BU ?

Passavant mon amour
Nous qui étions ravis de trouver à la carte ce délicieux Anjou bio qu’est celui du Château de Passavant, en blanc (chenin) et en rouge (90% Cabernet rouge et 10% Grolleau noir) et qui plus est servi au verre et à pas cher, quelle ne fut pas notre déception de constater sa disparition ! Plus de vin bio à la carte donc, hormis le Mareuil de Mourat (en conversion). Va donc pour le Mourat en blanc en apéro et entrée, très correct au demeurant.
Et entrer dans la résistance, un Fronton pour la saignante. Un vin un peu trop charpenté au bois, pas très apprécié. Et pour le saignant, un St Nicolas de Bourgueil peut-être un jeune mais plutôt bon. On le regrette notre Passavant…

On n’a pas pris de dijo mais la carte est alléchante en tout cas, le ravitaillement se faisant au Comptoir du Poulpe, gage de qualité et d’originalité.

Les plus, les moins…
Commençons par les moins :
  •          La disparition du Passavant mais on l’a déjà dit ! Et plus de vin bio à la carte.
  •         Le supplément de prix pour le 3ème plat de résistance, « Noix de St Jacques, Nouilles Udon, écume de curcuma frais », alors qu’on est en pleine saison des St Jacques et qu’elles sont plutôt bon marché en ce moment.
  •          L’origine de la viande de bœuf « UE ». Y’a quand même de très bons artisans bouchers au marché qui proposent de la viande chauvine.
  •          Les desserts à base de bonbons ou préparations industriels, c’est sûrement bon, ça cultive la nostalgie des Kidults mais bonjour la dose de sucre ! (par ex. le 3ème dessert : « Petit pot de crème carambar, compote poire banane, biscuit sablé ». Mouais).

 Et les plus, qu’il faut surtout retenir! :
  •           L’audace de la cuisine et son renouvellement hebdomadaire, une gageure mais un défi souvent réussi.
  •          LA FRAÎCHEUR  des produits et le respect de la saisonnalité.
  •          LE PRIX : une formule entrée/plat/dessert à un peu moins de 20€ le soir avec une vraie cuisine, c’est suffisamment rare pour être noté.
  •          LE SERVICE : impeccable, souriant, agréable, disponible et discret, rien à dire.
  •          Une ambiance toujours agréable également, un endroit où l’on se sent bien.
  •          Toujours une proposition sans viande dans le choix de la carte, ce qui est toujours appréciable pour les gens ne mangeant pas de viande.


Pour conclure, une adresse que l’on recommande et où l’on a envie de revenir pour savoir à quelle sauce le chef va nous manger !

Pratique
Le Sale Gosse, 7 rue De Gaulle à La Roche/Yon
Ouvert du mardi au samedi le midi et du jeudi au samedi le soir.
Réservation ultra-conseillée ! (c’est souvent plein) : 02 51 42 51 49


(Crédits photo : Le Sale Gosse)


Addendum du 10 février 2013 

Depuis le début d'année, il y a eu quelques changements au Sale Gosse. On a pu constater :
- Une évolution des tarifs avec 2 formules composées de 2 entrées / 2 plats / 2 desserts au choix : 
                       - Le Menu du Marché : 
Formule complète : 20.50 €
Entrée +Plat / Plat +Dessert : 16.50€
Entrée : 7.50 €
Plat : 13.50 €
Dessert : 6.50 €


                      - L'Ardoise de Saison
Entrée- Plat ou Plat- Dessert : 21, 50 €
Entrée - Plat – Dessert : 26.50 €
Entrée : 8.50 €
Plat : 15.00 €
Dessert : 7.50€


- Les menus ne sont plus renouvelés chaque semaine mais toutes les trois semaines.

- Enfin, nous avions apprécié le respect de la saisonnalité des produits travaillés. Force est de constater que l'on s'en éloigne un peu, en témoigne notamment cette semaine la présence de l'entrée "Œuf mollet, crème de courgettes et chèvre" (les courgettes du mois de février sont les meilleures...) ou encore, plus embêtant puisque trouvés dans l'Ardoise de Saison (quelle saison au fait ?) un coulis de poivrons rouges et un papeton d'aubergines. Gageons qu'il ne s'agisse que d'une spécificité propre à ce mois-ci...



Mise à jour du 15 janvier 2014 : retour entre amis en ce mois de janvier : sashimi de thon, sandre, pièce de bœuf polenta, pithiviers,.. C'était une belle soirée et un très bon repas, avec des produits de saison, et service impeccable. Par contre, toujours pas de vin bio proposé à la carte... malgré le choix possible chez leur fournisseur, et à prix tout à fait corrects ! Dommage. Un peu de lecture sur ce sujet ?


jeudi 15 novembre 2012

Les pelures de pommes de terre - Le Plat du Pauvre - Emission du 13 novembre 2012

"Quand on n'aura plus de sous, on mangera des patates !"

Et si on optimisait les patates justement ? Parce que les peler pour faire une purée c'est bien, mais figurez-vous que les épluchures sont comestibles ! La pomme de terre serait donc comme le cochon, quelle belle découverte... Un livre (Mary-Ann Schaffer et Annie Barrows "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patate" publié en 2009 (NIL)) raconte même l'histoire d'habitants de Guernesey qui auraient créé pendant la seconde guerre mondiale le "cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates" pour tromper les soldats allemands et camoufler ainsi leur amour du cochon rôti.

La plus jolie recette que Les Petits Saignants ont trouvé est tirée d'un livre de recettes québécois au titre savoureux : "Plaisirs coupables : recettes cochonnes et gourmandes" de J.-F. Plante. Par "cochon" il faut comprendre "très très gourmand". Vous voilà prévenus.

Voici donc Les pelures de pomme de terre gratinées au bacon

Ingrédients : 5 pommes de terre longues, bien lavées et brossées - 5 càs de beurre 1/2 sel (rappelons que le beurre doux n'existe pas) - 2 gousses d'ail écrasées - quelques tranches de bacon cuites à peine et hachées finement - 3càs de ciboulette fraiche ciselée - Piment de Cayenne ou paprika - sel - poivre.

Préparation : Préchauffer le four à 180°C. Piquer les pommes de terre et les cuire 1H au four jusqu'à ce qu'elles soient bien tendres. Laissez refroidir 1H, les couper en 2 et les évider en conservant environ 6mm de chair sur la peau. Remettre le four à 230°C. Couper les pelures en 3 dans le sens de la longueur et les ranger sur une plaque à four. Badigeonnez de beurre fondu à l'ail, garnir de bacon, ciboulette, fromage, piment, sel, poivre... Cuire 15 à 20 minutes. Les pelures doivent être bien dorées et croustillantes !


L'émission Les Petits Saignants spéciale "Pomme de terre" est disponible en podcast à la date du 13 novembre 2012. 

dimanche 11 novembre 2012

"BUN TO BE WILD : la recette infaillible du pain à hamburger"

Pour le titre de cet article, j'ai longtemps hésité avec "Bun in the USA", titre plus logique, en phase avec notre émission des Petits Saignants consacrée aux Etats Unis (à écouter ICI, émission du 6 novembre 2012), mais bon, celui retenu PÈTE.
Donc comme promis, voici la recette pour des pains à hamburgers réussis et vraiment bons. Car ça n'est pas tout de vouloir se faire un bon hamburger "home made" pour éviter ceux des franchisés, si c'est pour acheter au supermarché du coin du pain industriel bourré de conservateurs et d'huile de palme hydrogénée, AUCUN INTÉRÊT!

Faire son pain soi-même, déjà d'une c'est bon pour l'ego (quand ils sont réussis bien sûr, je vous mettrai d'ailleurs en garde contre un écueil qui peut tout faire foirer, soyez attentifs) et puis de deux c'est être sûr des ingrédients que l'on va mettre dedans... Voici donc ma recette, largement inspirée par celle proposée sur le site "recette-americaine.com" disponible ICI (on y trouve aussi un lien pour faire du kouign aman, allez comprendre...).

Liste des ingrédients : 
  • 420 g de farine bio 80 du Moulin de Rairé à Sallertaine (le site est moche mais bon...)
  • 30g de beurre DEMI-SEL (de toute manière le beurre doux ça n'existe pas, qu'on soit bien d'accord) pour la pâte + 40g qui serviront à badigeonner les petits pains
  • 1 gros oeuf de chez Martine et Rémy
  • 1 tasse d'eau tiède (les nord-américains aiment bien doser en tasse, enfin en mug quoi), compter entre 10 et 20 cl
  • 1 cuillère à café de fleur de sel du marais salant de St Hilaire de Riez (merci Vincent pour cet or blanc)
  • 50g de sucre de canne bio
  • 16g de levure de boulanger fraîche ou 8g de levure de boulanger en sachet (ET PAS DE POUDRE À LEVER NORMALE!!! c'est ça l'écueil, je vous dirai pourquoi même si certains d'entre vous doivent bien se douter de la raison...)
  • Et facultatif mais pourquoi pas, des graines à rajouter dessus, ou pourquoi pas dedans, mais quand même plutôt dessus... (sésame, tournesol, pavot...)

Comment procéder?

La messe est dite
Tout mélanger et pétrir! (hormis les graines et le beurre qui servira à oindre les buns). Le mieux est bien entendu d'avoir un robot mais sinon, salauds de pauvre, vous ferez tout à la main.






Mmmm, une pâte bien homogène...
Une fois l'obtention d'une pâte bien homogène, laissez reposer une 
heure à température ambiante, voire pas trop loin d'une source de chaleur, avec un chiffon posé sur le réceptacle de l'appareil. La pâte doit doubler de volume, si au bout d'une heure ça n'est pas encore le cas, attendre un peu. 



Là, ça n'a pas du tout levé par exemple
Si la pâte n'a pas du tout levé, c'est que vous vous êtes plantés comme moi, grosse buse que je suis, en mettant de la poudre à lever de pâtisserie. J'ai quand même voulu faire les buns avec cet appareil, résultat la croûte était dure comme celle d'une pâte sablée donc pas terrible pour des hamburgers moelleux un peu briochés... VOUS VOILÀ PRÉVENUS!!!

LE SECRET D'UNE PÂTE À BUNS RÉUSSIE!!!


Oignez-les hmmm...
Maintenant retravaillez la pâte avec un peu de la farine, pour qu'elle "ne colle jamais" comme dirait l'Uncle Ben (HO HO HO comme dirait le Géant Vert! Désolé...). Préchauffez donc votre four pendant ce temps-là, bande d'inconscients! (190°). Séparez la pâte en quatre boules égales, qui deviendront de magnifiques buns. Maintenant vous pouvez faire fondre les 40g de beurre que vous vous empresserez de badigeonner sur vos petites boules (de pâte bien entendu). 

Si vous souhaitez ajouter des graines, c'est maintenant, parsemez-les sur vos buns oints. Personnellement, je n'ai jamais réussi à faire que les graines tiennent donc j'ai abandonné l'idée d'en mettre et ça marche bien comme ça.
On enfourne 15 à 20 minutes et on les sort une fois bien qu'ils sont bien dorés.

Vous êtes désormais en possession de quatre délicieux pains à hamburger que vous pourrez garnir selon votre choix. Pour que tout soit au top, prenez donc un steak haché frais chez votre boucher (les steaks hachés congelés c'est toujours moins juteux). Nous on a mis : des échalottes, du bacon, du ketchup + un peu de moutarde, les steaks hachés bien poivrés et un fromage majestueux, le Morbier. 

Simplement MORTEL




Le "Plat du Pauvre" : le Pouding Chômeur

Lors de la crise économique de 1929, les québécois mirent au point un dessert bon marché permettant de manger à peu de frais pendant cette période où le manque de travail était légion. Peu connu chez nous, ce gâteau est VRAIMENT succulent et abordable à n'importe quel débutant ou gros nul en cuisine. C'est parti ! (les  proportions sont ici en "tasses")

Ingrédients :
1/2 tasse de beurre ramolli, 1 tasse de sucre, 2 oeufs, un peu de vanille, 2 tasses de farine, 1 sachet de levure (ou bicarbonate), 1 1/3 tasse de lait, 3 tasses de cassonade (ou moitié sirop d'érable + moitié cassonade), 1 1/2 tasse de crème (facultatif), 1/3 tasse de beurre.

Préparation  :

Dans un saladier, battre le beurre en pommade.













 Ajouter le sucre, puis les œufs entiers et la vanille. Incorporer ensuite alternativement le mélange farine + poudre à lever et le lait de manière à obtenir une pâte lisse. Verser le mélange dans un plat beurré allant au four.







 Maintenant, préparer la sauce : faire fondre le beurre et le sucre (et/ou le sirop d'érable) dans une casserole de manière à former un sirop. Laisser bouillir 2 minutes. Verser la sauce sur la pâte mise dans le plat



Cuire 35 minutes à 160°C, et déguster chaud ou froid.
Vous pouvez admirer notre pouding chômeur ainsi qu'une gazinière vraiment dégueulasse derrière.


Le Chili d'Obama Vs le Gâteau à la viande de Romney - Emission du 6 novembre 2012 spéciale USA

A l'heure où les Petits Saignants intervenaient en direct sur Graffiti Urban Radio mardi 6 novembre, les résultats des élections aux USA n'étaient pas encore connus. Nous avions donc encore le pouvoir d'influer sur le cours de l'Histoire en donnant de plus amples informations sur les candidats, permettant ainsi aux américains de choisir en toute connaissance de cause (oui nous sommes écoutés outre-atlantique, bien sûr).

Mitt Romney est un grand amateur de sandwich au beurre d'arachide et au miel. Selon des journalistes qui auraient noté la présence de Corn-Flakes estampillés "organics" dans un avion l'emmenant à un meeting, il mangerait bio, tout en soutenant les OGM. Allez comprendre. Sa femme cuisine des cookies à base de M&M's (bio bien sûr hein, on y croit). Mais son plat favori est le gâteau à la viande. Miam !


Le gâteau à la viande préféré de Mitt Romney

Ingrédients :  
2-3 tasses viande hachée, 1 tasse croûtons, 1 œuf, 1/2 tasse oignons hachés, 1/4 tasse persil haché, 1/4 tasse jus de citron, 1 cc sauce worcester, 1 cs sauce barbecue, 1cc sel, 1/2 poivron, 1/4 tasse ketchup, 1cs sucre, 1 cc moutarde, 1/4 cc cannelle.

Préparation :
Mixer les croutons. Leur ajouter l’œuf, les oignons, le persil, le citron, la sauce worcester, la sauce barbecue, sel/poivre. Mélanger. Ajouter peu à peu la viande. Diviser le mélange obtenu en 6 portions égales de manière à former des petits pains. Placer sur une plaque à pâtisserie et cuire à 180°C pendant 35 min. Pendant ce temps, mélanger le ketchup, le sucre, la moutarde, la cannelle. Après 25 minutes de cuisson des pains, augmentez le four à 220°C et badigeonnez les gâteaux à la viande avec la sauce obtenue. Remettre au four 10 min. Manger chaud, tiède ou froid. Et à notre avis, une salade verte pour accompagner ne saurait être de trop.

Passons maintenant à Obama. Crevettes, piments, tarte à la citrouille,... il en raffole. Mais selon nos indicateurs, ce qu'il préfèrerait par dessus tout serait :

Le Chili d'Obama

Ingrédients :
1 gros oignon doux, 1 poivron vert, 1 poivron rouge, 4 gousses d'ail, de la dinde hachée, 1/2 cs cumin, curcuma, 3 cs vinaigre de vin rouge, 5 tomates bien mûres, des haricots rouges.

Préparation :
Faire revenir les poivrons et les oignons hachés dans de l'huile. Ajouter l'ail, puis la dinde hachée. Saler, poivrer. Ajouter les épices. Verser le vinaigre, puis les tomates. Laisser mijoter. Ensuite incorporer les haricots cuits.


Vous aurez sans doute remarqué que les proportions indiquées manquent parfois d'un peu de précision. Difficile en effet de trouver les recettes exactes de ces plats. N'hésitez pas à les faire chez vous et à nous communiquer photos, avis et précisions en commentaires !

Pour réécouter l'émission spéciale USA du 6 novembre 2012, c'est par ici ! 

jeudi 1 novembre 2012

Raviolis maison et crème de marrons - "Pas changer assiette pour fromage" - Emission du 30 octobre 2012

 Se lever un dimanche matin avec l'envie de faire des pâtes fraiches, ça peut arriver. Surtout quand le dimanche en question est plombé par des températures bien basses. Quand il fait froid, il faut manger pour faire nos réserves de gras pour l'hiver (= excuse bidon mais qui déculpabilise). Je (Marion) décide donc de me lancer dans la fabrication de raviolis. Un point sur le contenu du frigo : des topinambours déjà cuits donnés par papa-maman, des shiitakés tout frais (depuis que j'ai découvert ces champignons, je ne tolère qu'à peine les champignons de Paris), un steak haché. Voilà donc les ingrédients qui feront ma farce. J'y ajouterai un oignon, du bleu des causses, des herbes fraiches, du sel, du poivre. Le mieux est de tout faire revenir dans une poêle, de manière à former une farce relativement consistante et SURTOUT sans jus.

Pour la pâte à raviolis il vous faudra des œufs et le double de leur poids en farine. Battez les œufs en omelette, puis ajouter la farine de manière à former une boule. Si besoin, ajoutez un peu d'eau mais pas beaucoup. Laissez reposer au frais au moins une heure. Plus longtemps la pâte reposera, mieux ce sera pour son élasticité.

Abaissez ensuite la pâte en bandes relativement fines, au rouleau à pâtisserie ou au laminoir. Farinez si besoin. Découpez en bandes de même largeur et déposez de petits paquets de farce sur celles-ci. Couvrez avec une bande de pâte, coupez à la roulette à pizza et soudez les bords de vos "oreillers".

Faites bouillir de l'eau et jetez vos raviolis. Laissez cuire une dizaine de minutes et égouttez-les. A servir avec du beurre ou un sauce.
Ils sont beaux mes coussinets hein ?


Verdict : simple, rapide et extra. Évidemment, la farce est à composer selon vos envies et le contenu de votre frigo !



Ne restait plus que le dessert...


Superbes étiquettes n'est-ce pas ?



Un sac de marrons épluchés me regardait depuis un moment dans le frigo. Résolution : les transformer en crème. Une fois ébouillantés et cuits à point, il a fallu enlever cette c§#&$! de petite peau blanche. Une bonne heure pour le tout. J'ai cherché une astuce pour aller plus vite mais évidemment APRÈS avoir fait tout ça. Apparemment, si on place les marrons entiers au moins 2 heures dans le congélateur, et qu'on les jette encore glacés dans l'eau bouillante, les deux peaux s'enlèvent en même temps et facilement. A tester.
Une fois les marrons réduits en purée, il suffit de fabriquer un sirop en faisant bouillir un ou deux verres d'eau et du sucre, et de le verser encore chaud dessus. Replacez dans la casserole et laissez bouillir une dizaine de minutes. Ajoutez si vous voulez un peu de vanille ou de rhum arrangé pour parfumer.  Mettez votre crème de marrons dans des pots de confiture ébouillantés que vous retournerez le temps qu'ils refroidissent.

La crème de marrons est à utiliser seule sur des tartines, dans des gâteaux, des tartes,... ça déboite !

Et pour réécouter cette chronique dans l'émission des Petits Saignants du 30 octobre 2012, c'est ici !

mercredi 31 octobre 2012

Le Sakura (restaurant japonais) à La Roche-sur-Yon (85) - "Il a bien mangé le monsieur ?"

Le Sakura, c'est la fleur de cerisier en japonais. C'est aussi le nom d'un restaurant japonais situé à la Roche-sur-Yon dans le quartier des halles. Vous ne trouverez là-bas aucun cerisier en fleurs pour décorer mais de grands tableaux lumineux (rarement allumés ceci dit) représentant une cascade en mouvement. Vous n'en accrocheriez pas dans votre salon ? ça tombe bien, vous n'êtes pas chez vous. D'ailleurs, prenez garde à ne pas trop vous concentrer sur le fond sonore qui peut, chez certains individus sensibles de la feuille, provoquer une irritation du conduit auditif. Et après tout, qui voudrait déguster des sushis, makis et sashimis dans un décor de western avec de la country dans les oreilles ?

Au Sakura, vous ne serez pas déçus par les plats servis. La formule choisie est toujours précédée d'une petite soupe (servie dans de très très jolis bols en plastique imitation grès avec une petite fleur dessinée dessus) et de la traditionnelle salade de chou mariné (décorée toute l'année sans exception d'un morceau de tomate et de 3 tranches de concombre. Sushis, sashimis, makis, brochettes, tout est très bon, sans exception. Comptez tout de même entre 15 et 20€ par personne pour un repas complet, et sachez que les prix pour les plats à emporter restent exactement les mêmes qu'en salle, le service en moins : en général, un sushi est gracieusement offert en plus. Petit bémol également : le service et l'accueil mériteraient d'être plus agréable: être efficace c'est bien, avec le sourire c'est mieux. Et même si le prix est un peu élevé, ça n'est pas comparable avec ce que l'on peut trouver à dans certaines grandes villes avec parfois pas grand chose dans l'assiette. Et le poisson est frais!

Pour être très honnêtes, les Petits Saignants n'ont à eux trois qu'un recul relatif sur les restaurants de sushis : celui-ci nous plaît mais il est vrai qu'une expérimentation plus poussée d'autres établissements serait nécessaire. En attendant, il nous convient très bien, et si vous avez des suggestions de bonnes adresses à nous communiquer, n'hésitez pas ! 

Le Sakura
16 rue des Halles
85000 La Roche-sur-Yon
02 51 09 44 73

A noter : le Sakura est très rarement fermé ! C'est le bon plan du dimanche soir !

Pour réécouter l'émission du 30 octobre 2012, c'est ici. 


mercredi 24 octobre 2012

L'aluminium en cuisine - "Les Pieds dans l'Plat"- Emission du 23 octobre 2012

"Bien envelopper le filet de poisson dans une feuille d'aluminium préalablement enduite de jus de citron, de manière à former une papillote."

Faites le tour de votre cuisine, ouvrez vos placards, vous trouverez certainement de l'aluminium.Il y a bien sûr le classique papier d'alu que certaines recettes vous conseillent, mais aussi des poêles, des casseroles, faitouts,...
Ce que l'on sait moins c'est que l'aluminium est aussi présent dans l'alimentation en général, issue principalement des chaînes industrielles. On en trouve dans les plats préparés, les levants pour pains et gâteaux,... mais aussi dans les laits infantiles. Le Professeur Chris Exley, chercheur à l'université de Cornouailles, a analysé en 2010 et pendant un an, les 8 plus grandes marques de lait infantile vendues en Grande-Bretagne.Il y a décelé des taux très élevé d'aluminium, environ 2 à 3 fois plus élevés que ceux autorisés dans l'eau du robinet. Ces laits appartiennent en majorité à de grands groupes distribuant également ces produits en France (Nestlé, Danone, Hipp,..).

L'aluminium est également présent dans des agents levants, des agents de blanchiment, les amidons modifiés, mais aussi dans les conservateurs utilisés pour la charcuterie, dans le sel (il sert d'anti agglomérant), les agents d'enrobage des confiseries, les plats cuisinés... Il s'agit dans ces cas de sulfate d'aluminium. Il existe en réalité une dizaine d'additifs à l'aluminium utilisés dans l'alimentation (industrielle le plus souvent). Aucune norme ne limite la quantité d'aluminium présent dans les aliments, et vous aurez beau scruter les étiquettes, rien n'oblige les industriels à en faire mention sur les emballages.

Les questions d'un éventuel danger de l'aluminium une fois ingéré par le corps humain sont apparues lorsque l’hôpital de Créteil, et plus précisément le Professeur Guérardi, a identifié une maladie très particulière : la myophacite amacrophage pour lesquels les symptômes sont proches de la maladie d'Alzheimer : fatigue, douleurs musculaires, crampes, troubles cognitifs, pertes de mémoire,.. Le point commun entre tous ces patients venus consulter (on en dénombre un millier environ) : ils avaient tous reçu une ou plusieurs injections de vaccins. Or, les vaccins contiennent de l'hydroxyde d'aluminium, d'où le lien établi par les chercheurs ainsi que les études réalisées par la suite. Par exemple, un bébé de 16 mois qui aurait reçu 10 vaccins depuis sa naissance, un seul ne comporterait pas d'aluminium. Or, le professeur Guérardi s'est aperçu qu'une fois qu'une particule d'aluminium pénètre dans le cerveau elle n'en ressort jamais. L'accumulation provoque alors des dommages irréversibles. (Fabriquer des vaccins sans aluminium, on sait faire. L'institut Pasteur en était d'ailleurs LE fabricant jusqu'à sa fusion avec le groupe Mérieu en 1980 qui a alors provoqué l'arrêt des vaccins sans aluminium et la multiplication des vaccins avec.)


Pour approfondir ce sujet, vous pouvez visionner ce reportage très intéressant de Valérie Rouvière pour Ligne de Mire Production :

 

Plus inquiétant encore, on trouve de l'aluminium dans l'eau du robinet. Environ 16 millions de Français seraient concernés. Le sulfate d'aluminium est utilisé pour séparer les boues notamment. Voici un extrait du reportage de Sophie Le Gall diffusé sur France 3 en 2010 traitant plus spécialement de ce sujet. 
 

Concrètement, que peut-on faire pour éviter l'aluminium en cuisine ?

Etant donné que la migration des particules d'aluminium dans les aliments se fait par contact direct, et qu'elle est amplifiée par la chaleur et l'acidité (celle-ci multiplie par 2 le risque), préférez :
- les ustensiles et casseroles en inox, fonte ou céramique
- le papier cuisson (végétal de préférence) pour vos papillotes ou encore pour réchauffer un plat ou couvrir un gâteau par exemple

Enfin, il est bon de savoir que par exemple 30% des Chinois présentent un taux d'aluminium dans le corps correspondant à 5mg par kg de poids corporel, soit 2.6 fois plus élevé que les recommandations de l'OMS : ceci est dû aux additifs utilisés dans les nouilles dont raffolent les Chinois.

Et si vous ne savez pas quoi faire de votre rouleau de papier d'aluminium que vous avez désormais banni de votre cuisine, Monsieur Pécheux pourra peut-être vous donner des idées.


Pour réécouter la chronique Les Pieds dans l'Plat dans l'émission du mardi 23 octobre 2012, c'est ici.

Ces restaurants qui font VRAIMENT à manger

Lorsque quelques gourmands en colère face aux nombreux restaurants ne proposant que des plats réchauffés au micro-onde et juste assemblés, ça donne ce site : http://www.restaurantsquifontamanger.fr

En Vendée, seuls deux établissements sont pour le moment référencés ! Libre à vous de proposer à vos restaurateurs préférés et qui cuisinent pour de vrai, de s'inscrire : c'est gratuit !

mardi 23 octobre 2012

"Mon Viêt" à La Roche-sur-Yon - "Il a bien mangé le monsieur ?" - Emission du 23 octobre 2012


Une émission sur la bonne cuisine sans critique de restaurant, c’est comme un papa noël, sans sa hotte et ses boules, comme dirait le poète...
Donc grande première cette semaine, c’est à Mon Viet d’ouvrir la danse et de passer sur le grill des Petits Saignants. Ça fait désormais quelques temps que le restaurant est ouvert et que la rumeur nous souffle à l’oreille qu’il s’agit d’une bonne adresse.
On a donc sorti la gabardine, les fausses ray-ban et le borsalino pour aller incognito nous en rendre compte par nous-mêmes et tester quelques-uns des mets proposés à la carte.
Comme son nom l’indique, on n’y goûte pas de choucroute bavaroise ou de vieille daube provençale, mais des plats confectionnés regardant plutôt du côté de Saïgon, enfin Hô Chi Minh Ville quoi. C’est le pays d’origine du père de Stéphane, alias Titus, figure d’une adresse yonnaise autrefois incontournable où il officiait en tant que serveur. Il continue sous sa propre enseigne à accueillir les gens avec sa gentillesse et son humour parfois pas toujours de bon goût (à mon encontre en tout cas), ce qui n’est pas le cas de sa cuisine, bien heureusement, enfin celle de sa femme, Hanh, qui excelle aux fourneaux. Hanh est quant à elle d’origine vietnamienne, mais ces deux-là se sont rencontrés au Vietnam. Et c’est tel un PPDA sans peur ni reproche avec beaucoup d’amour que Titus l’a mise dans sa valise (elle est toute petite !) pour la ramener à La Roche il y a un peu plus de 10 ans.
Mon Viet a ouvert ses portes au printemps dernier. L’Asie est dans l’assiette et presque pas ailleurs. Pas de décor pompeux d’Angkor en carton-pâte, ni de tableaux rétro-éclairés avec une cascade qui s’illumine, tout juste un fond musical discret aux accents extrême-orientaux. Discret hein, pas la soupe miso musicale un peu lourde des restos nippons. Décor sobre, sans chichi. Et carte pas démesurée, du choix comme il faut. 
Entrons donc dans le vif, voire même le frais du sujet. Car l’ensemble des plats de la carte est confectionné avec des produits frais. Ce qui est suffisamment rare pour être noté.

L'assiette maison
Côté entrées, on reste dans le traditionnel : chez les « chaudes maison », sans commentaire, des nems, des samoussas de bœuf, des beignets de crevettes et des raviolis frits. Des salades également poulet-crevettes ou crevettes-seiche, des rouleaux de printemps et les fameux Bo Bun Nems, la salade traditionnelle vietnamienne avec des nems en plus, qu’on oubliera pas de tester bientôt ! Etant 4 à table on a opté pour l’assiette maison, un assortiment de chaque entrée chaude. 2 assiettes pour 4, suffisant quand on n’est pas un loup affamé. 

Côté plats, pareil, pas de liste extravagante avec toutes les viandes ou poissons accommodés avec les mêmes sauces. Ce qu’on voit souvent d’ailleurs dans les restos asiates. Les plats qu’on mange avec les doigts sont servis le soir : gambas grillées, crevettes à la citronnelle et crevettes grillées marinées au piment, pour les amateurs de plats bien relevés ! 6 belles gambas embrochées qu’on décortique et que l’on trempe dans un mélange sel-poivre et citron vert pour une explosion de saveurs vraiment pas banale ! Côté poisson, 6 propositions : st jacques, crevettes ou seiches sautées aux légumes, cuisses de grenouilles sautées aux champis noirs et deux autres plats qui valent apparemment vraiment le détour : les filets de rouget marinés à la citronnelle et la seiche au saté. Le saté est un mélange d’épices un peu proche du curry : cumin, curcuma, gingembre, coriandre, piment, ail et cacahuètes pilées. On trouve ça sous forme de pâte mais ici c’est fait maison sous forme de poudre. Et c’est saté bon !

Vit quay (le fâââmeux magret de canard laqué!)
Et sinon qu’est-ce qu’il a mangé le monsieur ? Bah il avait quand même un peu la dale le monsieur alors il a pris de la viande, un magret de canard laqué délicieux : mariné d’abord, grillé ensuite et nappé d’une sauce un peu sucrée-salée, genre mélange de shoyu, de sauce d’huître et peut-être un peu de miel. Je peux dire que je suis désormais réconcilié avec le canard laqué. Pour ceux qui préfèrent rester fâché avec le canard valet, laqué pardon, vous pourrez choisir du bœuf sauté aux noix de cajou ou au saté, du porc sauté au soja et poivrons ou du poulet citronnelle/piment. Enfin vous trouverez également diverses nouilles ou vermicelles sautés.
Pas de dessert pour nous ce soir-là mais on vous conseille cependant les bananes flambées ou bientôt la saison arrivant, les brochettes de fruits frais asiatiques.
Titus est très disponible pour expliquer tous les plats, et honnête en plus puisqu’il nous a confié que tout était frais hormis certains desserts comme les perles coco par exemple.

La carte des vins est plutôt légère, pas de vin bio par contre, mais on trouve tout de même et c’est à noter du Marie du Fou au verre, donc c’est (presque) pardonné. Autre petit bémol cependant, on aimerait pouvoir déguster les jus de raisin fermentés dans des calices dignes de ce nom. Enfin des beaux verres à vin quoi. Fallait bien qu’on trouve un truc à redire !

Côté pratique, le restau se situe rue Poincaré, après la place de la Vendée et en face de la boulangerie L’Angélus. Il est ouvert tous les midis du lundi au samedi et le soir du mercredi au samedi. Tous les plats à la carte sont aussi disponibles à emporter, avec 10% de ristourne, appelez cependant un petit temps avant de pouvoir être servi.
Vous pouvez retrouver la carte sur le site web du resto : www.restaurant-monviet.fr
(source photos : site web du restaurant) 

Pour rester dans l’ambiance, un peu asiat et un peu rock’nroll comme Titus, je vous propose le morceau "Chnam Oun 16" de Cambodian Rocks, interprété par la chanteuse Ros Sereysothea (disponible sur le volume 3 de la compil de Love, Peace and Poetry consacré à l ‘Asian Psychedelic Music).

Clip très moche mais yéyé psyché fort sympathique!




Restaurant Mon Viet
19 rue Raymond Poincaré
85000 La Roche-sur-Yon
02.51.37.23.64.
www.restaurant-monviet.fr

Et pour réécouter cette chronique, c'est ICI

mercredi 17 octobre 2012

Les recettes que vous ne cuisinerez sans doute jamais - Emission du 16 octobre 2012

Pour retrouver la recette du Cochon d'Inde sauté en cocotte, du Suprême de rats marinés ou encore celle des tortues aux groseilles, il vous suffit de réécouter l'émission des Petits Saignants du 16 octobre 2012.

Et pour le plaisir, voici la recette du Cheval melba, par Pierre Desproges :
Sinon, bien sûr, évidemment, forcément, est-il besoin de le préciser, il s'agit de recettes soit imaginaires, soit datant du Moyen-Âge. Ne faites pas ces plats chez vous (surtout si tu as 8 ans, que tu as un mignon cochon d'Inde surnommé Pipite et que tu t'ennuies le mercredi après-midi parce qu'il pleut. C'est pour rire hein.)